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Vis ma vie de metteur en scène (2)

Posted by Marie VDM on Lundi, 8 mars, 2010

Mes comédiens ont poussé leur grand cri. Deux fois.
Que c’était bon de ne pas sentir le trac de l’entrée en scène, la peur d’oublier une réplique ou un accessoire, l’angoisse du regard du public. Enfin ça c’était ce que je croyais encore 5 minutes avant que les lumières s’éteignent.

J’avais confiance en mes comédiens, en ces interminables filages que nous avions fait 3 fois par semaine, confiance dans toutes les propositions qui sortaient jusqu’à la dernière répète. Je savais qu’ils allaient être bons, je le savais. Je savais que les décors allaient surprendre et séduire, et que l’effet « montés au fur et à mesure » et « fait avec 3 bouts de ficelle » combiné avec le talent et l’idée originale de ma décoratrice allaient assurer. Je savais que les costumes, en plus d’installer rapidement chacun des personnages, ne pouvaient qu’arracher au public les mêmes gloussements et éclats de rire qu’ils m’avaient coûtés en répète. Je savais que les lumières allaient être balancées au poil de fesse de moment près et que les sons (magiquement bouclés par un professionnel qui se trouve être l’homme de vie) étaient calés et gérés au clic près par mon régisseur.

Je savais, je le savais tout au fond de mes tripes que tout allait bien se passer parce que j’avais été très bien entourée, que la pièce roulait toute seule, et que j’avais pu me concentrer sur la direction des comédiens (qui de toute façon étaient déjà super sans moi).

Et puis ils ont éteint la lumière.
Et puis ils ont balancé la première musique.
Et puis j’ai senti l’afflux de sang dans mon coeur, la sueur sous ma robe, le noeud derrière ma nuque, l’arrêt de ma respiration.
Et puis ils ont balancé les premières répliques, et j’étais à l’affut de tout, je ne tenais pas en place à la régie, en haut des gradins, en bas des gradins, assise, debout, contre le mur, au bord de la scène, les yeux grand fermés, les mains moites palpitantes.

Je voulais juste que le public rigole. Je voulais juste que les comédiens puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Je voulais juste que la pièce ne s’arrête jamais car le contrat se remplissait, la machine était huilée.
Lumière, musique, entrée en scène, rires, émotions, sorties, musique, noir.

Je voulais juste bien faire. Je crois que nous avons tous bien fait.
Et je rempile pour un semestre de mise en scène. Et de jeu.
Un défi en plus à la fois.

Calage régie "un grand cri d'amour" - green paradise 2010

Une année 2010 théâtrale !

Posted by Marie VDM on Dimanche, 3 janvier, 2010

Toute la troupe vous souhaite une année 2010 génétiquement modifiée !

Par ici la billetterie ! (les spectacles commencent vendredi 8 janvier !)

Festival Green-Paradise ! Janvier – février 2010 !

Posted by Marie VDM on Mardi, 22 décembre, 2009

Un Grand Cri d’amour, comédie de Josiane Balasko
Avec : Céline, Frédéric Chauvière, Baptise Giansily et NKL.
Mise en scène : Marie Van Der Marlière
Dates : Samedi 9 janvier et Vendredi 15 janvier 2010 à 20h30
Billetterie ici !

Trahisons, comédie dramatique de Harold Pinter
Avec : Paul-Henri de Baecque, Mike Brouche et Sophie Rausch
Mise en scène : MB
Dates : Vendredi 8 janvier et Samedi 16 janvier 2010 à 20h30
Billetterie ici !

Dieu habite Düsseldorf, comédie en sketches de Sébastien Thiéry
Avec : Paul-Henri de Baecque, Mickaël Gaupillat et Alex TK
Mise en Scène : Alex TK
Dates : Vendredi 26 février et Samedi 06 mars 2010 à 20h30
Billetterie ici !

Les Îlots d’Helsinki, drame de NKL / CREATION
Avec : Frédéric Chauvière et NKL
Mise en scène : MB
Date : Samedi 27 février 2010 à 20h30
Billetterie ici !

MAIS DE QUOI CA PARLE CES PIECES ?… VOUS LE SAUREZ EN CLIQUANT ICI !

Vis ma vie de Metteur en scène (1)

Posted by Marie VDM on Mardi, 1 décembre, 2009

En 3 mois de ma première expérience de mise en scène, je suis passée par plusieurs états proches de l’Ohio, entre mes tentatives d’organisation, mes briefs à l’équipe technique, mes rendez-vous répètes 3 fois par semaine avec mes comédiens, et le semblant de vie sociale et amoureuse que j’ai pu garder…

On m’a demandé aujourd’hui si je regrettais de ne pas jouer ce semestre. En fait pas du tout : c’est moi le patron et on a une superbe synergie avec les comédiens, quand il ne sont pas en train d’éclater un pot de confiture sur ma moquette ou de vider des bouteilles de vin… Mais je vais garder ça pour plus tard, car le PREMIER grand obstacle que rencontre un metteur en scène apprenti comme moi c’est la mauvaise foi des comédiens amateurs qui sont pris en flagrant délit de ne pas connaître leur texte par coeur…

Florilège d’excuses plus débiles les unes que les autres :

  • mais c’est une italienne
  • ah c’est déjà à moi ?
  • désolé je suis déconcentré maintenant
  • nan mais je lisais les didascalies
  • putain elle est con cette phrase
  • mais je comprends pas ce que ça veut dire en fait
  • nan mais ils ont pas l’air énervé là
  • mais il dit toujours la même chose c’est compliqué à retenir
  • je sais que je dois la couper mais je ne me rappelle jamais exactement ce que je dois dire
  • j’ai des micro-blancs
  • j’ai oublié de surligner cette réplique
  • mais c’est écrit trop petit
  • elle m’a coupé !
  • j’ai juste lu le premier mot pour essayer de me souvenir
  • j’ai complètement zappé la psychologie de mon personnage
  • ah mais on n’avait pas dit qu’on le faisait avec l’intention mais sans le ton ?
  • Je suis un peu asthmatique ! Enfin mon personnage…

Et puis bien, ma préférée, l’excuse ultime : « J’ai pas encore appris le texte des autres. »

Il paraît que j’ai fait la même quand j’apprenais pas mon texte l’an dernier.  Je n’en crois pas un mot !

Le Cas Blanche Neige

Posted by Marie VDM on Jeudi, 19 février, 2009

Le Cas Blanche Neige (Comment le savoir vient aux jeunes filles) – Théâtre de l’Odéon

On m’a invitée à aller voir la pièce d’Howard Baker dont je n’avais jamais entendu parler. Ni une ni deux je file au bout là-bas du 17ème découvrir cette superbe annexe du Théâtre de l’Odéon avec sa salle immense et ses fauteuils confortables. Le titre me laisse penser que je vais passer une bonne soirée où Blanche-Neige est déniaisée et la reine une grosse perverse.

La mise en scène est minimaliste mais très efficace, la Reine est absolument géniale et la première scène est un coït dans la forêt entre elle et le bûcheron. Oh oui ça me semble bien parti pour être un petit moment nawak. A la 2ème scène, Blanche-Neige et son père fichtrement rock’n'roll débarquent et je commence de me perdre.

Pour le reste j’ai essayé de m’accrocher au conte initial mais j’ai vite compris que c’était une grossière erreur. Alors je me suis laissée porter par le flow, en me demandant sans cesse où ils voulaient en venir.

Donc la reine est une ultra-slut qui se tape tout le monde sauf son mari. Blanche-Neige est une pubère en plein dans l’âge de l’obsession pour les choses du sesque et observe sa mère pour voir comment on fait avant de s’enfuir à poil dans la forêt pour se taper… 7 hommes. Elle est sauvée par un prince que je trouve très ump en descente de coke, s’apprête à l’épouser avant de se rendre compte que sa mère est enceinte de lui. Le père faisant passer toute sa frustration sexuelle dans des actes de torture prévoit donc la plus belle des torutres pour sa reine, comme à la fin du conte des frères Grimm, qui semble être le point de départ de la pièce de Baker : « La méchante marâtre de Blanche-Neige fut elle aussi conviée au festin. Mais on avait déjà mis sur le feu des pantoufles de fer que l’on apporta avec des tenailles et déposa devant elle. Puis on la força à chausser ces souliers rougeoyants, et à danser jusqu’à tomber raide morte. »

Il y autour de ça toute une galerie de personnage très peu utilisés : le bûcheron, la servante, la mère de la servante, le maréchal ferrant, le père du prince… Quelques interventions par-ci par là nous font rire ou justifient le fait que la reine est obsédée par sa beauté et baise à tout va et que Blanche-Neige va grave galérer avec les mecs toute sa vie.

En fait j’ai rien compris sur le coup mais c’était sympa.

C’est où ? Ateliers Berthier – Entrée du public : angle de la rue André Suarès et du Bd Berthier – 17e
Métro : Porte de Clichy (ligne 13 direction Asnières-Gennevilliers / sortie av de Clichy / Bd Berthier – côté Campanile)

C’est quand ? tout le mois de février

On en parle aussi là :

Theatre-contemporain.net

Theatre-odeon.fr

Rue du théâtre

La Machine (1) – « à l’hôpital »

Posted by Marie VDM on Mardi, 30 septembre, 2008

Un des exercices qu’on aime le plus faire en échauffement, c’est « la machine »…
Ici la machine « à l’hôpital »…

Le + de cet exercice :
on se débrouille toujours pour finir par molester quelqu’un ^^