<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Green ParadiseSarah Kane | Green Paradise</title>
	<atom:link href="http://green-paradise.fr/tag/sarah-kane/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://green-paradise.fr</link>
	<description>Théâtre Génétiquement Modifié &#124; Troupe de Théâtre Amateur à Paris &#124; Répétitions, Représentations, Trucs &#38; Astuces</description>
	<lastBuildDate>Sat, 01 Oct 2011 10:38:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Ultime bande-annonce  de Manque (Crave) de Sarah Kane</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/06/27/ultime-bandeannonce-de-manque-crave-de-sarah-kane/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/06/27/ultime-bandeannonce-de-manque-crave-de-sarah-kane/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 17:38:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[bande annonce]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1790</guid>
		<description><![CDATA[Les dernières représentations de Manque, c&#8217;est du 29 juin au 2 juillet, à la Comédie de la Passerelle dans le XXème arrondissement. N&#8217;oubliez pas de réserver vos places sur notre billetterie !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les dernières représentations de Manque, c&#8217;est du 29 juin au 2 juillet, à la Comédie de la Passerelle dans le XXème arrondissement.<br />
N&#8217;oubliez pas de réserver vos places sur notre <a href="http://green-paradise.fr/billetterie">billetterie</a> ! </p>
<p><iframe width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/T2kWEJndtTM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/06/27/ultime-bandeannonce-de-manque-crave-de-sarah-kane/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Après Sarah Kane</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/05/09/aprs-sarah-kane/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/05/09/aprs-sarah-kane/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2011 14:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Confidence pour confidence]]></category>
		<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Anéantis]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1775</guid>
		<description><![CDATA[Existe-t-il quelque chose après Sarah Kane ? Je me pose aujourd&#8217;hui la question alors que l&#8217;échéance des représentations approche et que le puzzle de Manque est sur le point d&#8217;être en place et prendra complètement forme le 28 mai prochain quand les projecteurs s&#8217;allumeront le soir de la première. La pièce alors ne nous appartiendra...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Existe-t-il quelque chose après Sarah Kane ? Je me pose aujourd&#8217;hui la question alors que l&#8217;échéance des représentations approche et que le puzzle de <a href="http://green-paradise.fr/manque-sarah-kane">Manque</a> est sur le point d&#8217;être en place et prendra complètement forme le 28 mai prochain quand les projecteurs s&#8217;allumeront le soir de la première. La pièce alors ne nous appartiendra plus et chaque soir nous rapprochera de l&#8217;au-revoir à Sarah Kane.</p>
<p>A la base vous savez, je déteste le théâtre ultra-contemporain, le conceptuel, l&#8217;avant-gardisme pédant et le théâtre pour le théâtre. Je n&#8217;aime pas les pièces ou les mises en scène qui cherchent à choquer pour choquer et qui ne recherche que le buzz. Et pourtant c&#8217;est par le scandale d&#8217;<em>Anéantis</em>, sa première pièce, que la notoriété de Sarah Kane est arrivée. La différence fondamentale réside dans la profonde sincérité qui hante toutes ses pièces.  Elle n&#8217;écrivait pas pour les autres mais avant tout pour elle.<strong>Elle utilisait son coeur pour nourrir le fond et sa tête pour lui donner forme</strong>.</p>
<p><a href="http://green-paradise.fr/manque-sarah-kane">Manque</a> nous aura tellement apporté, j&#8217;espère qu&#8217;il en sera ainsi pour vous qui viendrez nous voir. Je vous parle là de choses indescriptibles que mes mots ne parviendront jamais à transcrire. Je vous parle d&#8217;un incroyable voyage intérieur qui, même s&#8217;il est triste, est avant tout infiniment beau, je vous parle de quelque chose qui prend au coeur, aux tripes, je vous parle de mots qui feront écho dans vos esprits &#8211; car <strong>il y a un cinquième personnage dans Manque : vous.</strong> Qui serez là assis et entendrez ce que A,M,B et C ont à vous dire. Vous aurez le choix: écouter ou rejeter. Participer silencieusement ou refuser la vérité des personnages. Dans les deux cas, vous ferez partie de l&#8217;aventure.</p>
<p>Et puis les projecteurs s&#8217;éteindront, une page se tournera, il faudra chercher, se lancer dans d&#8217;autres projets. Au début de la préparation de Manque je me disais qu&#8217;au coup d&#8217;après j&#8217;aurais besoin de retourner vers de la pure comédie. Et me voilà aujourd&#8217;hui, touché comme je ne l&#8217;ai jamais été avec la sensation du profane qui entre dans un lieu sacré et en ressort bouleversé. Sarah Kane aura transformé ma conception personnelle du théâtre et que les frontières de cet art sont sans limites.</p>
<p>Et après ?</p>
<p>Après, j&#8217;ai peur du désert. J&#8217;ai peur de m&#8217;ennuyer. J&#8217;ai peur de devoir ronger mon frein en n&#8217;attendant de pouvoir remonter une pièce de Sarah Kane. Je sais que c&#8217;est un peu absurde, que c&#8217;est un sentiment sur l&#8217;instant, que d&#8217;autres possibilités, d&#8217;autres défis m&#8217;attendront. Mais là maintenant je ne sais pas et j&#8217;ai crains qu&#8217;il n&#8217;y ait rien après Sarah Kane</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/05/09/aprs-sarah-kane/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Le cri d&#8217;une jonquille&#160;&#187;</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/04/27/le-cri-dune-jonquille/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/04/27/le-cri-dune-jonquille/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 10:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Confidence pour confidence]]></category>
		<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentissage du texte]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[jeu du comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1756</guid>
		<description><![CDATA[Lorsque l&#8217;on prépare une pièce en tant que comédien, il y a les bonnes et les mauvaises répliques. Les bonnes sont celles que l&#8217;on a tout de suite ou quasiment comprises et qui ne posent pas vraiment de problèmes. Elles sont en principes majoritaires si la pièce et le personnage ont été sérieusement travaillés. Reste...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque l&#8217;on prépare une pièce en tant que comédien, il y a les bonnes et les mauvaises répliques. Les bonnes sont celles que l&#8217;on a tout de suite ou quasiment comprises et qui ne posent pas vraiment de problèmes. Elles sont en principes majoritaires si la pièce et le personnage ont été sérieusement travaillés. Reste alors un quota plus coton de &laquo;&nbsp;mauvaises&nbsp;&raquo; répliques dont on dit fréquemment : &laquo;&nbsp;celle-là je la sens pas&nbsp;&raquo;. Je ne vous parle pas de l&#8217;apprentissage mais bien de la façon dont on va jouer cette réplique qui nous échappe dans sa signification ou dans sa formulation. Quand le souci provient de la forme, à force de travail on parvient généralement à bien la sortir. Quand le sens-même de la phrase reste un mystère, c&#8217;est une autre paire de manches. Il faut creuser, chercher dans le sous-texte ce qui motive la réplique, bref plonger encore davantage dans la psychologie du personnage pour comprendre pourquoi il dit &laquo;&nbsp;ça&nbsp;&raquo; à ce moment-là. Parenthèse importante : le personnage lui-même ne sait pas forcément toujours pourquoi il prononce certains mots mais dans ce cas ce qui compte vraiment c&#8217;est que le comédien sache que son personnage ne sait pas. Vous suivez ?</p>
<p>Tout ça pour dire que dans <a href="http://green-paradise.fr/manque-sarah-kane">Manque</a> de Sarah Kane, nous sommes gâtés et les répliques &laquo;&nbsp;mystère&nbsp;&raquo; pullulent. Nous avons accompli un gros travail pour donner du sens à tout ce que nos personnages peuvent prononcer et régulièrement nous échangeons nos interprétations et nous nous concertons pour choisir celle qui convient le mieux à la fois pour le(la) comédien(ne) et pour la pièce en général. Et plus nous avons creusé le texte, plus nous y avons trouvé de significations, plus nous avons pu tisser des liens entre les répliques des uns et des autres, plus nous avons pu construire le fil des histoires qui sous-tendent <em>Manque</em>. Et c&#8217;est cela que nous chercherons à rendre aux spectateurs qui viendront nous voir : la cohérence retrouvée d&#8217;un texte apparemment disparate. D&#8217;ici là, il nous faudra résoudre les dernières énigmes du texte &#8211; comme celle qui se pose à moi en ce moment-même alors que je cherche à comprendre ce qui peut bien se passer derrière &laquo;&nbsp;le cri d&#8217;une jonquille&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/04/27/le-cri-dune-jonquille/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>J&#8217;allais voir Isabelle Huppert</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/04/10/jallais-voir-isabelle-huppert/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/04/10/jallais-voir-isabelle-huppert/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Apr 2011 19:54:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Confidence pour confidence]]></category>
		<category><![CDATA[4.48 Psychose]]></category>
		<category><![CDATA[Anéantis]]></category>
		<category><![CDATA[Bouffes du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Régy]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1721</guid>
		<description><![CDATA[Je me souviens. C'était en 2002 et j'allais au théâtre pour voir pour la première fois Isabelle Huppert sur scène. C'était aux Bouffes du Nord. Je n'y avais jamais mis les pieds et à l'époque je n'avais aucune idée du spectacle auquel j'allais assister. J'étais seulement curieux de voir la comédienne, qu'elle me prouve que son talent était à la hauteur de sa réputation. A vrai dire, si je m'étais plus renseigné sur la pièce, j'avoue que je n'y serais peut-être pas allé et je serais probablement passé à côté de l'un de ce qui fut pour moi un véritable choc.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1722" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/isabellehuppert448psychose.jpg"><img src="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/isabellehuppert448psychose.jpg" alt="Isabelle Huppert dans 4.48 Psychose de Sarah Kane" title="Isabelle Huppert dans 4.48 Psychose de Sarah Kane" width="200" height="288" class="size-full wp-image-1722" /></a><p class="wp-caption-text">Isabelle Huppert dans 4.48 Psychose de Sarah Kane</p></div> Je me souviens. C&#8217;était en 2002 et j&#8217;allais au théâtre pour voir pour la première fois Isabelle Huppert sur scène. C&#8217;était aux Bouffes du Nord. Je n&#8217;y avais jamais mis les pieds et à l&#8217;époque je n&#8217;avais aucune idée du spectacle auquel j&#8217;allais assister. J&#8217;étais seulement curieux de voir la comédienne, qu&#8217;elle me prouve que son talent était à la hauteur de sa réputation. A vrai dire, si je m&#8217;étais plus renseigné sur la pièce, j&#8217;avoue que je n&#8217;y serais peut-être pas allé et je serais probablement passé à côté de l&#8217;un de ce qui fut pour moi un véritable choc.</p>
<p>D&#8217;abord, le lieu. Je ne m&#8217;attendais pas au décor post-apocalyptique des Bouffes du Nord. Je prenais place par terre, sur un coussin au premier rang, fasciné par la hauteur de la voute, les murs à nus, les décorations noires, incomplètes, cassées du théâtre. J&#8217;en avais presque oublié Isabelle Huppert quand la lumière s&#8217;éteignit.</p>
<p>Et le monde disparut.</p>
<p>Elle apparut, plus petite que je l&#8217;imaginais, le regard aveugle. Elle se tenait là, à quelques mètres de moi et je fus aussitôt happé par son jeu, transporté par la douleur de son personnage, happé par la toute-puissance d&#8217;une Isabelle Huppert contrainte par la mise en scène minimaliste de Claude Régy. Ce que j&#8217;ignorais alors c&#8217;est que j&#8217;avais rendez-vous avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre que l&#8217;actrice. Dans les vestiges du théâtre une autre force était à l&#8217;œuvre : celle des mots pleurés, criés et murmurés qui sortaient de la poitrine d&#8217;Huppert, des mots que je connais aujourd&#8217;hui presque par cœur, des mots qui ricochent aux parois de l&#8217;esprit, roulent en boule dans le ventre et ouvrent les yeux des aveugles.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un mot sur une page et le théâtre est là&nbsp;&raquo;</p>
<p>La pièce qui se jouait ce soir-là dans le quartier de La Chapelle s&#8217;intitulait <em>4.48 psychose</em> et était signée Sarah Kane. Il faut bien comprendre qu&#8217;à l&#8217;époque je détestais le théâtre contemporain, mot à prendre dans son acception la plus avant-gardiste. <em>4.48</em> avait tout pour me déplaire : comédienne totalement immobile, texte incompréhensible sur un thème désespérant : la dépression qui mène au suicide. C&#8217;était sans compter sur la musique des mots de Sarah Kane et sur la façon qu&#8217;ils ont de s&#8217;imprimer aux cerveaux et de serrer les cœurs. Plus tard je me plongerais dans toute son oeuvre, j&#8217;y découvrirais la violence des premières pièces et le chemin qui mène du sang d&#8217;<em>Anéantis</em> à la pureté poignante de <em><a href="http://green-paradise.fr/manque-sarah-kane/">Manque</a></em> et <em>4.48 Psychose</em>.</p>
<p>Ce soir-là j&#8217;allais voir Isabelle Huppert &#8211; et je suis reparti avec Sarah Kane.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/04/10/jallais-voir-isabelle-huppert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Notes d&#8217;intention pour Manque</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/01/15/notes-dintention-pour-manque/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/01/15/notes-dintention-pour-manque/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 11:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Mise en scène]]></category>
		<category><![CDATA[notes (manque)]]></category>
		<category><![CDATA[notes d'intention]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1614</guid>
		<description><![CDATA[Je ne veux pas d&#8217;une mise en scène neurasthénique, apathique. Le texte porte en lui-même suffisamment de tristesse, de douleurs et de questionnements, je ne veux pas le surcharger. Je ne veux pas d&#8217;un défoulement hystérique qui noierait les répliques et les messages adressés à l&#8217;audience. Je veux que l&#8217;on entende et mieux je veux...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne veux pas d&#8217;une mise en scène neurasthénique, apathique. Le texte porte en lui-même suffisamment de tristesse, de douleurs et de questionnements, je ne veux pas le surcharger.</p>
<p>Je ne veux pas d&#8217;un défoulement hystérique qui noierait les répliques et les messages adressés à l&#8217;audience. Je veux que l&#8217;on entende et mieux je veux que l&#8217;on écoute.</p>
<p>Je veux mettre en avant l&#8217;humanité de Manque et que la mise en scène fonctionne comme un miroir qui nous renverrait à nos propres préoccupations, à ce qui constitue l&#8217;essentiel de nos vies. En ce sens, je veux que les acteurs créent et incarnent des personnages riches en expériences, en émotions, en pensées, qu&#8217;ils soient les porte-drapeaux des nations individuelles, qu&#8217;ils soient uniques et en même temps semblables à tous les êtres.</p>
<p>Je veux dans la forme illustrer l&#8217;emprisonnement mental des personnages, je veux contraindre leurs déplacements dans l&#8217;espace, qu&#8217;ils soient limités, forcés et empêchés comme le sont leurs désirs impossibles à assouvir.</p>
<p>Je veux que la pièce fonctionne comme un tableau impressionniste ou, pour mieux dire, pointilliste. Le décor et les costumes constitueront le cadre fixe, l&#8217;enveloppe. L&#8217;ambiance sonore sera la toile et les sous-couches, le liant, l&#8217;humeur. Répliques et lumières seront coups de pinceau, brefs, indéchiffrables à l&#8217;unité mais prenant sens par l&#8217;accumulation et la juxtaposition.</p>
<p>Je veux rendre la musique du texte, travailler son rythme, ses accélérations et ses ralentissements, qu&#8217;il soit un train, une montagne russe et qu&#8217;une fois à bord il devienne impossible dans sortir. Je veux que chaque réplique soit en elle-même une pièce de théâtre et qu&#8217;elle se fonde aux autres pour former un chant unique, appuyé par les propositions sonores et de lumières.</p>
<p>Enfin je veux une confrontation frontale entre les personnages et les spectateurs. Je eux des adresses franches, directes et que les deux camps se regardent les yeux dans les yeux via un habillage vidéo en temps réel comme un écho à nos existences numériques et comme accentuation de la réalité humaine profonde de Manque.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/01/15/notes-dintention-pour-manque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A propos de Manque</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/01/12/propos-de-manque/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/01/12/propos-de-manque/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2011 14:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[notes (manque)]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1609</guid>
		<description><![CDATA[Quand Sarah Kane écrit Manque en 1998 les tours du World Trade Center se dressent toujours fièrement sur l&#8217;île de Manhattan, Internet n&#8217;en est qu&#8217;à ses débuts, les téléphones portables ne sont pas encore de minis ordinateurs et les banques mondiales tiennent encore debout. Depuis le monde a radicalement changé et dans ce laps de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Sarah Kane écrit <em>Manque</em> en 1998 les tours du World Trade Center se dressent toujours fièrement sur l&#8217;île de Manhattan, Internet n&#8217;en est qu&#8217;à ses débuts, les téléphones portables ne sont pas encore de minis ordinateurs et les banques mondiales tiennent encore debout. Depuis le monde a radicalement changé et dans ce laps de temps <em>Manque</em> aurait pu devenir une œuvre datée, habitée par des préoccupations d&#8217;une autre époque. Il n&#8217;en est rien et je dirais même que cette pièce est de façon troublante encore plus actuelle aujourd&#8217;hui qu&#8217;elle ne l&#8217;était hier. Sans contexte, sans intrigue, <em>Manque</em> est une pièce sans repère qui semble avoir été écrite pour ce monde qui ne cesse de perdre les siens, où plus rien n&#8217;est certain en dehors du fait que rien n&#8217;est acquis et &laquo;&nbsp;qu&#8217;elle ne sait absolument pas comment elle va tenir les quarante prochaines années&nbsp;&raquo;.</p>
<p><em>Manque</em> nous parle de ces désirs qui sous-tendent les êtres, des forces qui les empêchent de les assouvir et de l&#8217;impuissance qu&#8217;ils ressentent finalement quand le monde, leur monde semble parti en vrille et sans contrôle aucun. </p>
<p><em>Manque</em> nous parle de l&#8217;isolement des êtres, des barrières invisibles qui se dressent entre eux, des individualités ignorées par les mondialisations galopantes, des solitudes modernes refermées sur elles-mêmes.</p>
<p><em>Manque</em> nous parle de la dégradation de la communication entre des êtres qui ne se parlent plus vraiment. A l&#8217;heure où l&#8217;on échange de plus en plus sur les réseaux sociaux numériques, en cent quarante caractères maximum, parcellairement, lapidairement, les voix des personnages font comme écho aux millions de messages qui se croisent,<br />
s&#8217;entremêlent,<br />
se répondent,<br />
et se perdent.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/01/12/propos-de-manque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Je ne sens rien, rien…</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/01/10/je-ne-sens-rien-rien/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/01/10/je-ne-sens-rien-rien/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2011 15:24:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[C]]></category>
		<category><![CDATA[Construction de personnage]]></category>
		<category><![CDATA[construction des personnages de manque]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1570</guid>
		<description><![CDATA[J'aurais voulu naître noire, de sexe masculin, et plus sexy. Ou seulement plus sexy. Ou seulement pas la même. Quelqu'un d'autre quoi merde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px} --><a href="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/photo2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1578" src="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/photo2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Tu dis que tu m&#8217;aimes mais je ne peux pas te laisser faire. Je ne sais pas faire. Et je n&#8217;arrive pas à apprendre. Je ne sais pas aimer et ne sais pas être aimée. Tu ne me connais pas. Moi même je ne me connais pas.</p>
<p>Je vis depuis 20 ans avec une étrangère dans ma peau, dans ma tête, dans mes sens. D&#8217;ailleurs, je ne sens rien. Je suis morte à la naissance. Je n&#8217;ai jamais été en vie. Je tombe en chute libre depuis cet instant. J&#8217;aimerais renaître.</p>
<p>C&#8217;est drôle d&#8217;ailleurs, je voudrais renaître, comme si je voulais tout recommencer, effacer et recommencer. Encore eut-il fallu qu&#8217;elle débute un jour ma vie. En fait, je voudrais juste commencer ma vie. Mon rire est une bulle de désespoir. J&#8217;aurais voulu naître noire, de sexe masculin, et plus sexy. Ou seulement plus sexy. Ou seulement pas la même. Quelqu&#8217;un d&#8217;autre quoi merde.</p>
<p>Alors, toi, ne cherche pas à me connaître, ne me touche pas. Je suis inaccessible. Je ne me suis pas trouvée, comment pourrais-tu y arriver ? Je veux que tu t&#8217;en ailles, toi et ton amour, et tes mots qui m&#8217;inondent et me noient. &laquo;&nbsp;Sois une femme, sois une femme.&nbsp;&raquo; Je t&#8217;emmerde. Si je pouvais me délivrer de toi sans pour autant te perdre. Mais je sais que ce n&#8217;est pas toujours possible. Je hais tes mots qui me gardent en vie. Je hais tes mots qui m&#8217;empêchent de mourir. Fais moi boucler ou fais moi piquer !</p>
<p>Une douleur sourde au plexus solaire. Il faudrait un miracle pour me sauver…</p>
<p>Je suis ici pour me souvenir. J&#8217;ai besoin de me souvenir. Il y a tout ce chagrin en moi et je ne sais pas pourquoi. J&#8217;ai un blanc. J&#8217;entend quelqu&#8217;un qui rit. Ou qui pleure. Je ne sais pas. Un parking vide que je ne pourrais jamais quitter. Les années se sont écoulées, enfance, adolescence… indifférentes. Mon corps est guéri mais mon âme, pas moyen. Je ne sens rien, rien. Je ne sens rien. Je suis bloquée dans ce parking, dans cette voiture, dans ces après-midi&#8230;</p>
<p>Si elle était partie, rien de tout ça ne serait arrivé. Rien de tout ça. Rien. Mais elle est restée auprès de lui, aveugle et sourde, faible. Personne pour m&#8217;aider, même pas ma putain de mère. Je lui ai dit &laquo;&nbsp;Pour moi, tu es morte&nbsp;&raquo;. J&#8217;aimerais que ce soit vrai. Ca serait plus facile.</p>
<p>Je ne vois plus rien de bien chez personne. Ce n&#8217;est pas ma faute, jamais ça n&#8217;a été ma faute. Je ne suis pas malade, simplement je sais que la vie ne vaut pas d&#8217;être vécue, c&#8217;est tout.</p>
<p><em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on m&#8217;a fait ? </em> <em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on m&#8217;a fait ? </em> <em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on m&#8217;a fait ? </em> <em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on m&#8217;a fait ?</em></p>
<p><em>Réflexion sur C, personnage de Manque</em></p>
<p>Pour aller plus loin sur Manque de Sarah Kane, vous pouvez vous rendre sur la <a href="http://green-paradise.fr/manque">page</a> dédiée au spectacle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/01/10/je-ne-sens-rien-rien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le journal d’un metteur en scène (2)</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2011/01/04/le-journal-dun-metteur-en-scne/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2011/01/04/le-journal-dun-metteur-en-scne/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 16:02:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Faire du théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[A]]></category>
		<category><![CDATA[B]]></category>
		<category><![CDATA[C]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Décors]]></category>
		<category><![CDATA[déplacements]]></category>
		<category><![CDATA[Journal d'un metteur en scène]]></category>
		<category><![CDATA[M]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Mise en scène]]></category>
		<category><![CDATA[notes (manque)]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1370</guid>
		<description><![CDATA[Dans l&#8217;épisode précédent, je m&#8217;étais imprudemment avancé en disant : &#171;&#160;Pour Manque, je savais dès le départ que je ferai simple dans les décors. Je sais aujourd’hui qu’ils seront simplissimes et se résumeront à un grand rideau blanc et à deux tables&#171;&#160;. Car bien évidemment, j&#8217;ai jeté l&#8217;idée que j&#8217;avais à la poubelle et suis...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <a href="http://green-paradise.fr/2010/12/14/le-journal-dun-metteur-en-scne-2/">l&#8217;épisode précédent</a>, je m&#8217;étais imprudemment avancé en disant : &laquo;&nbsp;<em>Pour </em>Manque<em>, je savais dès le départ que je ferai simple dans les décors. Je sais aujourd’hui qu’ils seront simplissimes et se résumeront à un grand rideau blanc et à deux tables</em>&laquo;&nbsp;. Car bien évidemment, j&#8217;ai jeté l&#8217;idée que j&#8217;avais à la poubelle et suis reparti sur une autre que je me garderais bien de communiquer aujourd&#8217;hui, sachant que je risque une fois encore changer d&#8217;avis. En revanche je vais un peu parler de ce que ces aléas décisionnels ont d&#8217;intéressants, en lien direct avec mon billet précédent relatif à la mise en espace d&#8217;un texte.</p>
<p>Concrètement dans <em>Manque</em>, nous avons quatre personnages A, B, C, M. Bien qu&#8217;anonymes, ils sont tous bien différenciés:<br />
- C(<em>hild</em>) est une jeune fille traumatisée qui vit une relation conflictuelle avec A (<em>Si je pouvais me délivrer de toi sans pour autant te perdre</em>)<br />
- B(<em>oy</em>) est un jeune homme au début réticent à s&#8217;engager avec M mais qui finit prisonnier de leur histoire (M-<em>Tu m&#8217;as demander de te séduire</em> / B- <em>Pas de me ligoter</em>)<br />
- M(<em>other</em>) est une femme obsédée par la fuite du temps et qui veut un enfant de B sans pour autant s&#8217;engager avec lui (<em>Toi j&#8217;en ai absolument rien à foutre</em>)<br />
-A(<em>buser</em>) est un homme qui cherche à posséder totalement C (<em>alors ta vie sera mienne</em>)</p>
<p>Ces quatre individus sont dans l&#8217;incapacité de vivre une relation amoureuse équilibrée et ils ne rêvent pourtant que de ça. Là est le manque véritable qui se révèle mieux dans le titre original de la pièce <em>Crave</em> très difficile à traduire littéralement en français. La meilleure traduction que je pourrais donner du verbe anglais <em>to crave</em> serait &laquo;&nbsp;être affamé&nbsp;&raquo;, mais pas au premier degré. Il ne s&#8217;agit bien sûr pas de nourriture mais de désirs violents et du besoin absolu, vital, essentiel de les satisfaire. Dans <em>Manque</em>, le coeur de cette &laquo;&nbsp;faim&nbsp;&raquo; est un désir d&#8217;amour total, utopique et qui ne peut donc jamais être assouvi. Cette impossibilité conduit à l&#8217;isolement de l&#8217;individu qui reste toujours seul puisqu&#8217;il ne trouve pas chez l&#8217;autre la complétude rêvée mais au contraire une opposition dans l&#8217;altérité. La forme-même du texte de <em>Manque</em> traduit cette solitude des êtres : ils se parlent parfois sans se parler vraiment, on ne sait pas toujours à qui ils s&#8217;adressent, ils se parlent à eux-mêmes, n&#8217;établissent jamais de dialogues complets avec les autres. <em>Manqu</em>e ne présente que des amorces de relations interpersonnelles, celles-ci ne se concrétisent jamais totalement.</p>
<p><strong>Voici donc la problématique : comment traduire scéniquement ces désirs et ces solitudes, ceci bien évidemment dans les limites du budget et de la faisabilité/transportabilité ?</strong></p>
<p>Je sais les moyens que je veux utiliser (les décors, les déplacements et les lumières) et ceux que j&#8217;utiliserai à d&#8217;autres fins: l&#8217;ambiance sonore, les costumes et possiblement les vidéos serviront à établir une atmosphère unifiante, à transporter d&#8217;autres messages.</p>
<p>Les décors. J&#8217;ai beau réfléchir, je n&#8217;arrive pas à imaginer une scène encombrée de meubles et d&#8217;accessoires. Je ne dis pas que c&#8217;est impossible, ils pourraient induire une opposition intéressante entre le matérialisme de nos vies et l&#8217;immatérialité des préoccupations humaines fondamentales. Néanmoins, j&#8217;aurais trop peur de parasiter la pureté du texte avec un décor trop riche. Aussi ai-je imaginé un temps tendre des câbles blancs sur toute la scène pour former comme une immense toile d&#8217;araignée en trois dimensions pour reprendre une réplique que j&#8217;adore de Norman Bates dans Psychose : &laquo;&nbsp;nous nous prenons tous à notre propre piège&nbsp;&raquo;. Ceci pour moi collait bien au texte en plus d&#8217;induire naturellement des contraintes dans les déplacements des comédiens. Mais voilà cette idée butait sur des aspects très pratiques. Nous n&#8217;aurons que très peu de répétitions à la Comédie de la Passerelle et aucun endroit pour installer la toile et cela ne nous laisserait que trop peu de temps pour travailler les déplacements.</p>
<p>Abandonnant l&#8217;idée de la toile d&#8217;araignée, je l&#8217;ai remplacée par le fameux rideau blanc dont je parlais dans mon billet précédent. Si je ne peux pas forcer les déplacements par le décor, je forcerai le décor par les déplacements. Car il est une chose dont j&#8217;ai toujours été convaincu pour <em>Manque</em> : il faut contraindre le jeu des comédiens comme traduction des difficultés auxquels ils font face. Je pourrais jouer sur la diction (une manière particulière de parler) ou sur la gestuelle (une manière particulière de bouger) mais comme j&#8217;attends beaucoup de sincérité et de vérité de la part des comédiens, j&#8217;ai écarter l&#8217;idée de jouer sur ces deux aspects, du moins du point de vue de la mise en scène pure. Voix et corps font partie du travail de construction des personnages, plus ou moins laissée à la responsabilité des comédiens. Il ne me reste donc plus qu&#8217;à jouer sur les déplacements. Initialement j&#8217;étais parti sur l&#8217;imposition de règles strictes : les personnages ne pouvaient se déplacer que sur certaines lignes bien définies avec impossibilité de se trouver à plusieurs sur la même ligne. Aux premiers essais c&#8217;était chaotique voire épileptique, anti-naturel et pas vraiment esthétique. Je me retrouvais donc à nouveau avec mon plateau vide flanqué d&#8217;un solitaire rideau blanc flottant au milieu. J&#8217;aurais pu choisir la solution de facilité et reprendre une idée souvent utilisée : disposer une rangée de quatre chaises, nous visser dessus et voilà! Mais justement, cela a déjà été fait, notamment dans la première mise en scène de la pièce par Vicky Featherstone, et par ailleurs ce choix ne m&#8217;inspire pas plus que ça. J&#8217;ai besoin que le spectateur vois des corps vivants et mouvants car même si le texte est l&#8217;élément essentiel de <em>Manque</em>, elle traite d&#8217;êtres désespérément vivants, organiques. Au revoir les chaises donc. Et puis tant qu&#8217;on y est, au revoir aussi au rideau.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que j&#8217;en suis arrivée à l&#8217;idée actuelle dont paradoxalement je ne sais pas encore quelle forme elle prendra exactement : il y aura quatre zones clairement délimitées sur scène et sur chacune d&#8217;entre elle un personnage. En règle générale, les personnages ne pourront pas sortir de leurs zones, ceci pour traduire leur isolement et leur éloignement. Seuls M et surtout A pourront éventuellement  transgresser ces frontières pour investir les zones de B et C, comme manifestion des violations qu&#8217;ils font subir aux autres. Cette idée aujourd&#8217;hui me plaît. Les comédiens auront la liberté de vivre dans leurs zones respectives tout en étant empêché d&#8217;en sortir, limitant par là-même leurs déplacements.</p>
<p>Maintenant se pose tout prosaïquement un problème d&#8217;espace : le plateau de la Comédie de la Passerelle fait 5 mètres de large pour 7 mètres de long. J&#8217;aurais préféré l&#8217;inverse. D&#8217;autant que tiens à certaines figures imposées dans la disposition spatiale des comédiens et que j&#8217;ai quelques idées précises concernant les éclairages.</p>
<p>Affaire à suivre donc&#8230;</p>
<p>Pour aller plus loin sur Manque de Sarah Kane, vous pouvez vous rendre sur la <a href="http://green-paradise.fr/manque">page</a> dédiée au spectacle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2011/01/04/le-journal-dun-metteur-en-scne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Chant de Sarah Kane</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2010/12/22/le-chant-de-sarah-kane/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2010/12/22/le-chant-de-sarah-kane/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 11:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Confidence pour confidence]]></category>
		<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[4.48 Psychose]]></category>
		<category><![CDATA[4.48 Psychosis]]></category>
		<category><![CDATA[A]]></category>
		<category><![CDATA[Anéantis]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[auteur (manque)]]></category>
		<category><![CDATA[B]]></category>
		<category><![CDATA[Blasted]]></category>
		<category><![CDATA[C]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[didascalies]]></category>
		<category><![CDATA[L'Amour de Phèdre]]></category>
		<category><![CDATA[M]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Kelvedon]]></category>
		<category><![CDATA[Phaedra's Love]]></category>
		<category><![CDATA[Plaines Plough]]></category>
		<category><![CDATA[Purifiés]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1315</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est sous le pseudonyme de Marie Kelvedon, que Manque fut présenté pour la première fois en intégralité lors d&#8217;une séance de lecture dans la compagnie Plaines Plough. Ce n&#8217;était pourtant pas la première pièce de Sarah Kane. Derrière elle, il y avait Anéantis (Blasted), Purifiés (Cleansed) et L&#8217;Amour de Phèdre (Phaedra&#8217;s Love). Mais Kane voulait...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1316" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/sarah-kane.jpg"><img src="http://green-paradise.fr/wp-content/uploads/sarah-kane.jpg" alt="" title="Sarah Kane" width="200" height="262" class="size-full wp-image-1316" /></a><p class="wp-caption-text">Sarah Kane</p></div> C&#8217;est sous le pseudonyme de Marie Kelvedon, que <em>Manque</em> fut présenté pour la première fois en intégralité lors d&#8217;une séance de lecture dans la compagnie Plaines Plough. Ce n&#8217;était pourtant pas la première pièce de Sarah Kane. Derrière elle, il y avait <em>Anéantis (Blasted)</em>, <em>Purifiés (Cleansed)</em> et <em>L&#8217;Amour de Phèdre (Phaedra&#8217;s Love)</em>. Mais Kane voulait avec <em>Manque</em> se défaire de la réputation sulfureuse que ces oeuvres précédentes avaient installée. Il faut dire que la courte carrière de Sarah Kane avait débuté en 1995 avec le scandale de <em>Blasted</em> et son nom depuis était associé à un théâtre violent, outrancieux, choquant. Pas question de reniement ou de rédemption cependant. En prenant un pseudonyme, Sarah Kane souhaitait seulement que sa pièce soit jugée pour ce qu&#8217;elle est, sans les a priori que son nom auraient pu véhiculer.</p>
<p>Car <em>Manque</em> constitue en apparence une rupture. La violence physique présente dans toutes les oeuvres précédentes de Kane est cette fois-ci absente. Il n&#8217;y ni sang, ni coups, ni sexe, ni mutilations dans <em>Manque</em>, il n&#8217;y a que des mots qui parfois, souvent, touchent plus que les gestes. Il n&#8217;y a pas que la violence qui disparaît:</p>
<p>Exit les didascalies si présentes, primordiales dans <em>Anéantis</em>.</p>
<p>Exit les indications de décors ou d&#8217;accessoires. </p>
<p>Exit les personnages clairement définis : ceux-ci ne sont plus réduits qu&#8217;à des lettres qui sont plus des indications que de véritables éléments de leurs identités. Il y a A (l&#8217;Auteur, l&#8217;Abuseur, l&#8217;Antéchrist), il y a B (Boy, le garçon), il y a C (Child, l&#8217;enfant) et il y a M (Mother, la mère).</p>
<p>Exit l&#8217;histoire : l&#8217;intrigue est ici substituée par de nombreux et ténus fils narratifs tendus entre les personnage si bien que <em>Manque</em> ne raconte pas une mais des centaines d&#8217;histoires parfois renfermées d&#8217;une simple réplique.</p>
<p>Que reste-t-il alors ? &#8211; quatre voix, quatre corps sur scène, quatre mélodies qui s&#8217;entremêlent, se rejoignent ou s&#8217;éloignent les unes des autres, quatre solitudes emprisonnées dans leurs passés, quatre désirs de tout ce qui nous manque pour être heureux. La violence, qui opposait auparavant une barrière à laquelle se heurtaient les spectateurs, lasse la place à l&#8217;empathie. Je, nous, vous, tout le monde est A, B, C ou M. A n&#8217;importe quel instant, une réplique peut tomber, puis s&#8217;élèver et faire écho dans les coeurs, <em>Manque</em> est un chant, une polyphonie qui entraîne, enchaîne, un grand-huit émotionnel qui nous fait descendre dans des zones de ténèbres pour remonter d&#8217;un coup dans la lumière.</p>
<p>Bête noire de la critique britannique, Sarah Kane deviendra talent reconnu avec <em>Manque</em>. C&#8217;est aussi sa dernière pièce montée de son vivant. Moins d&#8217;un an après la première de <em>Manque</em>, Sarah Kane décidera de mettre fin à sa vie, laissant derrière elle une dernière pièce, <em>4.48 Psychose (4.48 Psychosis)</em>, qui poussera encore plus loin l&#8217;épuration formelle amorcée avec <em>Manque</em>. </p>
<p>Pour aller plus loin sur Manque de Sarah Kane, vous pouvez vous rendre sur la <a href="http://green-paradise.fr/manque">page</a> dédiée au spectacle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2010/12/22/le-chant-de-sarah-kane/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bande-annonce n°1 de « Manque » de Sarah Kane</title>
		<link>http://green-paradise.fr/2010/12/16/bandeannonce-n-de-manque-de-sarah-kane/</link>
		<comments>http://green-paradise.fr/2010/12/16/bandeannonce-n-de-manque-de-sarah-kane/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 23:53:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[bande annonce]]></category>
		<category><![CDATA[Crave]]></category>
		<category><![CDATA[Manque]]></category>
		<category><![CDATA[Représentation]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kane]]></category>
		<category><![CDATA[Teaser]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://green-paradise.fr/?p=1302</guid>
		<description><![CDATA[Voici la première bande-annonce de "Manque", la pièce de Sarah Kane que nous jouerons au mois de juin 2011 à Paris]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xg541e?width=560&#038;theme=none&#038;foreground=%23F7FFFD&#038;highlight=%23A11732&#038;background=%23171D1B&#038;additionalInfos=1&#038;hideInfos=1&#038;start=&#038;animatedTitle=&#038;iframe=1&#038;autoPlay=0"></iframe></p>
<p>Pour aller plus loin sur Manque de Sarah Kane, vous pouvez vous rendre sur la <a href="http://green-paradise.fr/manque">page</a> dédiée au spectacle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://green-paradise.fr/2010/12/16/bandeannonce-n-de-manque-de-sarah-kane/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

